Examen civique blanc : 40 questions corrigées

Les conditions de l'épreuve réelle — 40 questions, 45 minutes, 32 bonnes réponses exigées — avec une différence qui compte : chaque réponse est corrigée immédiatement, expliquée, et rattachée à sa source officielle.

Gratuit, sans compte. Le tirage change à chaque session.

Les conditions de l'épreuve réelle

  • 40 questions à choix multiples, une seule bonne réponse par question — 28 de connaissances, 12 mises en situation.
  • 45 minutesmaximum. Le compte à rebours démarre au clic et l'épreuve s'arrête toute seule à zéro.
  • 32 bonnes réponsesexigées, soit 80 %. En dessous, c'est un échec.
  • Ici, chaque réponse est corrigée immédiatement, avec son explication et sa source officielle. L'examen réel, lui, ne corrige qu'à la fin.

Gratuit, sans compte et sans inscription. Rien n'est envoyé ni enregistré : tout se passe dans ton navigateur, et fermer la page efface tout.

Ce qui tombe à l'examen

Depuis le 1er janvier 2026, l'examen civique conditionne la naturalisation par décret et la délivrance de certains titres de séjour. Son contenu n'est pas laissé au hasard : l'arrêté du 10 octobre 2025 répartit les 40 questions entre cinq thématiques et, à l'intérieur de chacune, entre des notions dont il fixe le poids exact. Le tirage de cet examen blanc reproduit cette répartition.

Principes et valeurs de la République11 questions
Devise et symboles 3 · Laïcité 2 · Mises en situation 6
La thématique la plus lourde de l'épreuve, à égalité avec les droits et devoirs. Devise et article 2 de la Constitution, Marianne et le bonnet phrygien, La Marseillaise, le 14 juillet et ce qu'il commémore réellement. Côté laïcité, la loi de 1905 et surtout la distinction que presque tout le monde manque : l'agent public est tenu à la neutralité, l'usager reste libre de manifester sa croyance.
Le système institutionnel et politique6 questions
Démocratie et droit de vote 3 · Organisation de la République 2 · Institutions européennes 1
Six questions seulement, alors que c'est la partie que la plupart des candidats révisent le plus. Conditions pour voter, élection du Président et des députés, mode d'élection des sénateurs ; Premier ministre, Conseil constitutionnel, maire et préfet ; et une seule question européenne, où le piège récurrent est de confondre l'Union européenne à 27 avec le Conseil de l'Europe.
Droits et devoirs11 questions
Droits fondamentaux 2 · Obligations et devoirs 3 · Mises en situation 6
Déclaration de 1789, égalité entre les femmes et les hommes, liberté d'expression et ses limites légales. Côté devoirs : déclaration de revenus même sans être imposable, financement de la Sécurité sociale, obligation de porter secours, recensement à 16 ans et Journée défense et citoyenneté.
Histoire, géographie et culture8 questions
Périodes et personnages 3 · Territoires et géographie 3 · Patrimoine français 2
L'abolition définitive de l'esclavage en 1848, les lois scolaires de Jules Ferry, le droit de vote des femmes en 1944, l'abolition de la peine de mort en 1981. Les 101 départements — 96 est le chiffre métropolitain seul, c'est le distracteur le plus choisi —, les cinq DROM, les fleuves, les pays frontaliers. Et deux questions de patrimoine, la notion la plus souvent oubliée en révision.
Vivre dans la société française4 questions
S'installer et résider 1 · Accès aux soins 1 · Travailler 1 · Autorité parentale et éducation 1
Quatre questions très concrètes, une par notion : mairie ou préfecture selon la démarche, contrat d'intégration républicaine signé avec l'OFII, médecin traitant et carte Vitale, durée légale du travail et SMIC, instruction obligatoire dès 3 ans et exercice conjoint de l'autorité parentale après une séparation.

Deux conséquences pratiques, que la simple lecture du programme ne donne pas. La première : les institutions ne pèsent que 6 questions sur 40, quand les principes républicains et les droits et devoirs en pèsent 22 à eux deux. Réviser dans l'ordre inverse est l'erreur la plus coûteuse. La seconde : les 12 mises en situation ne forment pas une thématique séparée. Elles sont réparties six et six entre « Principes et valeurs de la République » et « Droits et devoirs », et elles ne demandent pas de restituer un fait mais d'appliquer une règle à une scène ordinaire — une discrimination à l'embauche, un travail payé sans contrat, une convocation comme juré, l'inscription d'un enfant à l'école.

Le ministère ne publie pas d'exemples de mises en situation, contrairement aux questions de connaissances : celles proposées ici sont construites à partir des règles de droit que l'arrêté rattache à ces deux thématiques.

Comment réviser utilement

Le seuil de 80 % est élevé : il ne laisse que huit erreurs sur quarante. Refaire l'épreuve plusieurs fois est plus efficace que la lire une fois, parce que le tirage change et que les propositions sont remélangées à chaque session — impossible de mémoriser une position de réponse plutôt qu'un fait.

À la fin de chaque tentative, le score est détaillé par thématique officielle. C'est là qu'il faut regarder : un 34/40 obtenu avec quatre erreurs concentrées sur « Droits et devoirs » signale une lacune précise sur une thématique qui pèse onze questions, ce qui est autrement plus grave que quatre erreurs dispersées. Le livret du citoyen, publié par le ministère de l'intérieur, reste le support de révision de référence, et il est gratuit.

Enfin, vérifie d'abord que tu es bien concerné : beaucoup de personnes révisent une épreuve qu'elles n'ont pas à passer. Le renouvellement d'un titre à l'identique n'est pas dans le champ, et deux autres dispenses existent. Le détail est sur la page des dispenses d'examen civique.

Questions fréquentes

Ce sont les vraies questions de l'examen civique ?+

Non, et personne ne peut sérieusement le promettre. Ces questions sont rédigées par GuichetLibre pour couvrir le programme fixé par l'arrêté du 10 octobre 2025 ; elles ne sont pas les énoncés officiels. Le ministère de l'intérieur met d'ailleurs publiquement en garde contre les sites qui prétendent vendre les questions de l'examen. Ce qui compte n'est pas de reconnaître un énoncé, c'est de connaître le fait qu'il teste : les faits, eux, sont les mêmes.

L'examen blanc est-il payant ?+

Non. Il est gratuit, sans compte, sans inscription et sans limite du nombre de tentatives. Rien n'est envoyé à un serveur : le tirage, la correction et le score se calculent entièrement dans ton navigateur, et fermer la page efface tout. Le service payant de GuichetLibre est l'alerte par SMS quand un créneau de rendez-vous se libère en préfecture, rien d'autre.

Combien de bonnes réponses faut-il pour réussir ?+

32 sur 40, soit 80 %, et c'est le même seuil pour les trois mentions. L'arrêté du 10 octobre 2025 est explicite sur la notation : « Une bonne réponse vaut 1 point, une mauvaise réponse et l'absence de réponse valent 0. » Autrement dit, aucun point négatif — laisser une question blanche coûte donc exactement autant que se tromper, et il ne faut jamais le faire. Chaque question propose quatre réponses dont une seule est bonne. L'épreuve dure 45 minutes au maximum, ce qui laisse un peu plus d'une minute par question.

Que se passe-t-il si j'échoue à l'examen réel ?+

Tu peux le repasser autant de fois que nécessaire, sans délai d'attente imposé par les textes. La contrainte est financière et pratique : chaque tentative suppose une nouvelle inscription auprès d'un centre agréé, et les droits sont dus à nouveau. Aucun tarif réglementaire n'existe — chaque centre fixe le sien.

Cet examen blanc correspond-il à la mention « naturalisation » ?+

Il vaut pour les trois, parce que le format ne change pas d'une mention à l'autre : 40 questions, 45 minutes, et 32 bonnes réponses exigées dans tous les cas. Le programme non plus ne change pas — l'arrêté du 10 octobre 2025 écrit « pour toutes les mentions » et fixe une seule ventilation des 40 questions. Ce qui change, c'est la difficulté des questions posées, croissante de la carte de séjour pluriannuelle à la naturalisation, pas les thématiques ni la barre à franchir. À quoi s'ajoute que l'attestation obtenue pour la carte de résident vaut pour la carte de séjour pluriannuelle, alors que l'inverse n'est pas vrai.

Suis-je vraiment obligé de passer l'examen civique ?+

Pas toujours. Le renouvellement d'un titre à l'identique n'est pas concerné, les personnes de plus de 65 ans en sont dispensées pour un titre de séjour — mais pas pour la naturalisation — et un aménagement ou une dispense existent en cas de handicap ou pour raison de santé. Le détail, texte par texte, est sur notre page consacrée aux dispenses.

Après l'examen

L'attestation de réussite n'a pas de durée de validité et se joint au dossier. Pour une naturalisation, elle s'ajoute au niveau B2 en français, lui aussi exigé avant le dépôt depuis 2026 : le simulateur d'éligibilité permet de vérifier les autres conditions en une minute. Et si la difficulté est d'obtenir le rendez-vous en préfecture plutôt que de réussir l'épreuve, GuichetLibre surveille les créneaux et prévient par SMS dès qu'une place se libère.

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Les questions de cet examen blanc sont rédigées par GuichetLibre ; elles ne reproduisent pas les énoncés officiels et ne préjugent pas de ceux qui seront posés. Les faits qu'elles portent sont sourcés un par un, chaque correction affichant sa référence. Programme de référence : arrêté du 10 octobre 2025 relatif au contenu de l'examen civique ; décret n° 2025-648 du 15 juillet 2025 ; fiches Service-public.gouv.fr F39426 et F39530. GuichetLibre est un service privé indépendant, sans lien avec le ministère de l'Intérieur. Cet entraînement ne remplace ni les informations officielles, ni l'avis d'un avocat ou d'une association spécialisée.